DUSANTER Yves Michel a écrit ce commentaire.
Dates du voyage : du 2024-10-29 au 2024-11-15

‌Bonjour Madame et Monsieur Blanchez,

Un retour inoubliable …

C’est un sacré périple que nous avons fait en 2 semaines et demi.

D’abord les parcs du nord (Tarangire, Manyara, Serengeti, Cratère du N’gorongoro ), à partir de l’aéroport Kilimandjaro, et première nuit au Elewana Arusha coffee Lodge. Accompagné par Athuman notre guide francophone, infatigable, quant à chercher les animaux les plus cachés. Nous avons ensuite quitté le nord pour rejoindre des parcs plus au sud, à commencer par quelques jours au sein de la réserve de Nyerere (ex. Selous), puis quelques jours dans la réserve de Ruaha. Pour ces deux derniers parcs, les guides, James pour Nyerere, Apollo pour la Ruaha, étaient anglophones et rattachés aux Lodges qui nous ont hébergés. Nous avons terminé le séjour, avec quelques jours sur l’Ile de Mafia, se reposer, et faire quelques plongées magiques autour de la barrière de corail, à la rencontre de la faune et de la flore, cette fois sous-marine, de la réserve naturelle maritime de l’Ile.
C’était pour nous un troisième voyage avec African Road Safaris. Comme d’habitude tout avait été préparé et prévu et balisé, minutieusement, pour ne laisser place qu’au plaisir de la découverte.
Les accueils et accompagnement ont été chaleureux et formidables, que ce soit pour l’hôtellerie, la restauration et les safaris. Les guides, se sont montrés infatigables, passionnés de leur métier et sans limites de temps, pour débusquer les espèces animales les plus difficiles à trouver, et à nous expliquer les fonctionnements éco-systémiques qui lient toutes ces très nombreuses formes de vie les unes aux autres.

Comme nous l’avions déjà évoqué … C’est un voyage à la fois complètement dépaysant, et étrangement familier. Toujours ce sentiment d’un retour chez soi. Car il s’agit aussi d’un voyage dans le temps, un voyage dans un milieu d’avant l’humain. Mais l’on retrouve aussi, – c’est flagrant lorsque l’on circule dans l’aire de conservation du N’Gorongoro – une impression spectaculaire d’images venues de l’antiquité, lorsque l’on perçoit la vie pastorale des éleveurs masaï, où se côtoient pour brouter les mêmes herbages à pertes de vue, la faune sauvage et les élevages de zébus. Comme d’anciens peuples nilotiques, venus de la vallée du Nil antique et des hauts plateaux d’Ethiopie…
Et encore nous n’avons pas croisé les Hadzabe, qui nous auraient ramenés au temps, encore plus anciens, des chasseurs cueilleurs du bush.

Le fait de faire les parcs du nord et du sud (Et encore il y en a d’autres à faire pour de prochains voyages), est très intéressant, car les milieux et les paysages sont très différents. Parcourir ces différents parcs, permet de se donner une idée de ce que fut l’Afrique sauvage et libre dans sa diversité, il y a très longtemps. A la fois complètement exotique et complètement familière. Les fois précédentes nous avions voyagé, en Janvier, après la petite saison des pluies. La Tanzanie était verte comme par un beau printemps sous nos contrées Européennes. Là, nous avions choisi une période fin Octobre et 15 premiers jours de novembre. La saison sèche se termine, la saison des petites pluies commence… les paysage est jaune, teinté de vert. Des couleurs magnifiques. Des couleurs qui se marient très bien, surtout avec les différents moments de la journée, et selon les ensoleillements. A couper le souffle. On penserait qu’un super paysagiste est passé par là, mais non, c’est juste l’équilibre harmonieux entre espèces de flore et de faune qui se manifeste dans toutes ses expressions, et pour tous points de vues. Finalement, c’est cette saison que l’on préfère. Et y aller donne envie d’y revenir.

Nous allons détailler un peu plus le parcours, ponctué par les accueils dans les différents Lodges.
Commençons par notre expérience du Elewana Arusha Coffee Lodge. C’est à Arusha.

C’est un Lodge fantastique, aux chambres bungalows hyper-confortables, au milieu des plantations de leur excellent café, avec un accueil souriant. Le petit déjeuner dans toutes ses variétés, le diner, ont été parfait pour une arrivée tardive après un long vol ! C’est un plaisir d’y séjourner. C’est un bon point de départ des Safaris vers les parcs du nord. Cependant, on ne peut pas tout avoir, arriver tard de l’aéroport de Kilimandjaro, pour partir le lendemain matin en Safari, laisse sur sa faim. C’est le genre d’hôtel ou de Lodge, où l’on aimerait séjourner plus longtemps et ainsi profiter de la tranquillité et de la beauté des lieux ! Mais c’est pour la bonne cause du Safari.

Nous avons commencé par deux jours de safaris dans le parc du Tarangire. Où nous avons pu contempler énormément d’éléphants. Nous n’avions d’ailleurs jamais vu autant d’éléphants sur des kilomètres et des kilomètres, attirés  par des points d’eau, reverdis par les quelques pluies débutantes.
En dehors des éléphants, la faune et très nombreuse. Nous avons vu les lions à plusieurs reprises.
Nous avons passé 3 nuits au Elewana Tarangire Treetops. Un Lodge qui se résume à : Confort, immersion, accueils, observation de la faune.
C’est un Lodge fabuleux, dont les salons, bars et restaurant, ouverts et construits autour d’un gigantesque Baobab pluri-centenaire (pas loin des milles ans). Ce Baobab central, est creusé de l’intérieur comme une gigantesque grotte. Il y est habité par des centaines de chauves-souris, qui y dorment et s’y promènent le jour, et en sortent pour chasser à la tombée de la nuit.
Ce Lodge, n’est pas directement à l’intérieur du parc de Tarangire, mais très à proximité. Il est situé en pleine nature et nombre d’animaux du Tarangire viennent s’y aventurer, à toute heure du jour et de la nuit. De la piscine, des salons et du bar, l’on peut observer au point d’eau-abreuvoir nombres d’animaux. Sur nos trois nuits passées, nous avons pu y contempler, des buffles, des Zèbres, des cobes à croissant (Water Buck). Des éléphants y sont venus la nuit. Des Dik Diks aussi, craintifs mais que vous pouvez croiser en parcourant les chemins. Et pleins d’autres animaux. Les logements sont spacieux et très confortables. Ce sont des bungalows installés dans les arbres. Pas de moustiquaire autour du lit, car le logement lui-même est une gigantesque moustiquaire ! Fermez bien la nuit, des babouins pourraient venir se servir dans vos affaires !!! Dès la nuit tombée, vous appelez, et vous serez escortés sur quelques centaines de mètres pour vous rendre (et en revenir) au restaurant, par des membres de la sécurité Massai. Ils sont très sympathiques, et repèrent tout animal la nuit mieux que personnes, ils adorent discuter en chemin sur ce que vous avez vu dans la journée. Avec leur lampe, ils vous montreront les animaux qui vous entourent. Les repas, boissons et petits déjeuner, furent tous excellents. Une très bonne cuisine, raffinée, avec de bons produits frais de Tanzanie. Le tout, les chants de la nature quand vous êtes au lit, ferons de ces moments quelque chose d’inoubliable !

Après 3 nuits et Deux jours pleins à parcourir le Tarangire, nous sommes parti avec notre guide Athuman en direction du Serengeti. Une longue journée de traversée et de transit et pleine d’intérêts. Dès le matin, les animaux du Tarangire pour nous accompagner, puis à nouveau le monde des hommes en territoire Massaï.
Petit crochet, en chemin, par la réserve du Manyara. Je l’avais connu il y a quinze ans. Elle est désormais très rétrécie. L’eau est montée et a pris la place de l’ancienne plaine ou paissait de nombreux herbivores (zèbres, gnous, girafes, hippopotames et éléphants bien sûr). La réserve de Manyara est donc bien plus petite et se visite en quelques heures. Cependant, les paysages que l’on traverse sont uniques. La faune y reste encore très nombreuse. Un endroit idéal pour voir des babouins Olive, des vervets, des singes bleus, de nombreux jolis oiseaux C’est très vert, « jungle tropicale ». La flore est magnifique, avec des acacias jaunes et des dattiers. Nous y avons vu des éléphants, et aussi des Lions : une maman lion et sa progéniture !

Au sortir de Manyara, direction Serengeti, via les pourtours du N’GoronGoro et la grande route qui passe par Olduvaï, un berceau de l’humanité. Une route qui ouvre la perspective de la plaine sans fin (Signification du Serengeti en langue Masaï). Cette longue route, piste de pierres et de poussières (lorsqu’il n’a pas plu) est bordées de nombreux animaux sauvages, de plus en plus présents, au fur et à mesure qu’on s’approche de l’entrée officielle de la réserve Serengeti. Avant d’entrer nous avons vu de nombreuses gazelles de Thomson et de Grant (peu de Zèbres et de Gnous à ce niveau comme en Janvier). Avant même d’entrer dans le parc nous y avons vu de très près Duma le Guépard, presque venu nous accueillir.
La nuit tombante nous sommes enfin arrivés au camp de brousse, en plein cœur du Serengeti, le « Serengeti Kuhama Camp ».  C’est un camp de brousse extraordinaire. Nous y avons séjourné 3 jours et 3 nuits. L’accueil de monsieur M’Baga et de toute la team du camp est très chaleureux.
Il s’agit d’un camp de tentes, à l’anglaise du début du XXème siècle, en plein cœur du Serengeti (qui fut autrefois une réserve de chasse). Ce camp, est très bien agencé et bien sûr plein de charme(s), au cœur d’une nature éco-systémiquement intacte et extrêmement riche de flore, de faune, de biodiversités adaptatives et d’une indescriptible splendeur ! Les tentes du camp de brousse sont très spacieuses et fonctionnelles. Elles sont dotées de tout le confort moderne. Par exemple, les douches, lorsque vous rentrez de safari en soirée, après un accueil chaleureux, on vous demande à quel moment vous voulez la prendre. A l’heure précise, des membres de la team vont verser l’eau chauffée à la bonne température sur le feu de camp, dans une cuve de la douche de brousse. Ils restent attentifs à ce que vous ne manquiez de rien. En soirée à la tombée de la nuit, un feu de camp, réuni avant le diner, tous les clients. Protégés par un membre bienveillant de la sécurité Massaï armé d’une lance. C’est l’heure de l’apéritif, et des échanges possibles avec les autres voyageurs. Le diner est agréable, du choix, des bons produits de Tanzanie, très bien cuisinés. Très bon choix de vins aussi. On se sert en self service ! Le retour à sa tente, une petite marche, se fait dès que la nuit est tombée accompagnée par un membre de la sécurité Massaï. Idem, pour se rendre au feu de camp ou au diner. C’est la prudence. Comme dans beaucoup de Lodges installés au cœur des réserves naturelles, dès qu’il fait nuit, il faut être accompagné pour ses déplacements extérieurs dans le camp.
Nous y dormons très bien. Les lits sont très confortables. Les tentes, sont des tentes moustiquaires. Donc pas besoin ici d’une moustiquaire autour du lit. Il y a un SAS, un petit salon, entre l’extérieur et la chambre. Ce qui fait qu’il y a une double protection anti-moustique !! Ceci dit, il n’y en a vraiment pas beaucoup !! Toutes les conditions sont donc réunies, pour qu’au terme d’une excellente journée de Safari, apéritif, feu de camp et diner, nous puissions nous endormir en nous laissant bercer des chants de la nuit du Serengeti. Les animaux, sont là, pas loin, Tembo l’éléphant, les Buffles, les Gnous et les Zèbres. Tout près, on entend l’appel de la hyène. Et puis, enfin l’appel de Simba le Lion. Il est tout prêt ! On peut s’endormir…
Au petit matin, alors que le jour se lève, une voix douce, à l’extérieur de la tente, accompagne tranquillement votre réveil. « Hello-oo, good morning, how are you ? »… C’est l’heure ! Après un brin de toilette, il faut s’habiller et partir pour un délicieux petit déjeuner. Avant de repartir sillonner les pistes du serengeti, sous les conseils de notre guide. Il a préparé la journée et le véhicule de brousse.

Si vous pouvez rester plusieurs jours et nuit, c’est mieux, Car la plaine est vraiment sans fin. La faune dans son immense diversité est là, partout. Elle vit sa vie, paisiblement, harmonieusement, sans se soucier de notre présence. Les animaux ne nous attendent pas pour la pose photo ! Les guides ont de très bons yeux. Le nôtre, n’a pas son pareil, pour débusquer les espèces les plus difficiles à trouver, comme le rhinocéros et le léopard, camouflé dans d’improbables cachettes où petits points dans le lointain d’un paysage à perte de vue… Avec les jumelles et le zoom, vous pouvez bien voir ce petit point qui n’est autre qu’un rhinocéros !! Avec Athman nous avons vu les « big five » !! Beaucoup de Lions, en accouplement notamment, une chasse réussie d’un guépard sur une gazelle de Thomson, des léopards à 4 reprises. Et à Plusieurs moments, dans le lointain, il nous a montré ces rhinocéros dont nous avons bien distingué les formes ! Il y a une partie de chance aussi, d’un passage au bon endroit et au bon moment. Mais c’est une chance qu’il faut optimiser par le temps de l’observation et la patience ! Et, là toute la splendeur du vivant s’offre à nous !

Après trois nuits au camp de brousse, et deux longues et belles journées passée à sillonner le Serengeti, nous sommes parti explorer l’intérieur du cratère du N’Gorongoro. C’est une splendeur. La richesse de sa faune est inouïe. Là Encore Athuman a réussi à débusquer le rhinocéros dans le lointain. Le cratère du N’Gorongoro est un incontournable unique au monde. Avec son diamètre de 20 Km, il se visite en une journée.
En fin de journée, veille de notre au revoir à Athuman et de notre départ vers les parcs du Sud, nous avons dormi à proximité de la sortie du cratère au sein du Neptune Ngorongoro Luxury Lodge. Un moment de tranquillité dans  un Lodge somptueux et hors du temps, un accueil chaleureux, souriant, personnalisé et discret. C’est le lieu idéal, pour venir se reposer, se relaxer et se restaurer après plusieurs jours et nuit passés dans la savane. Une vue magnifique, sur la forêt tropicale qui borde le cratère, à droite, et des terres cultivées à gauche. Avant que ne tombe la nuit, vous pouvez apercevoir des éléphants et autres animaux traverser cette forêt.
Les chambres bungalows, sont spacieuses et superbement décorées. Très confortables et bien agencées. Une terrasse, avec la forêt à perte de vue en perspective. Le service bar, puis le repas sont excellents tant pour le contenu, que pour le service et l’accueil. En restaurant, souvent on vous propose des bons vin blancs ou rouge d’Afrique du sud, très agréables. Au Neptune, on nous a proposé, un Dodoma rouge absolument délicieux. Le vin idéal pour le barbecue, et la viande grillée. C’est un vin rouge de Tanzanie, du nom de la capitale !! A déguster absolument ! Un vin que nous aimerions pouvoir trouver à l’import !!

Le lendemain direction l’aéroport d’Arusha. On se quitte avec Athman, après 8 jours. Petits avions de lignes intérieures. Direction Nyerere à Selous, Via Dar es Salaam, puis Via Zanzibar.

Arrivée en milieu d’après-midi. Nous rencontrons James à l’arrivée. Il sera notre guide pendant notre séjour. Il aime son travail, et voit le parc comme son bureau. Le plus beau des bureaux. Il est anglophone, mais on arrive à se débrouiller, pour se comprendre et comprendre ses explications naturalistes et éco-systémiques vraiment passionnantes. James n’a pas son pareil pour raconter l’équilibre du vivant. Dès l’arrivée on commence le safari, en chemin de notre Lodge de Siwandu situé en plein parc. Chance ! Sur notre chemin, des buffles, des koudous, et des lycaons ! Et même une lionne ses deux filles et son mari Simba, et enfin la hyène tachetée. … Cela annonce de belles journées !
Le Lodge de Siwandu est Situé à 1/2 heure de route (de piste), de la piste d’aviation de Nyerere. Nous sommes dans une zone lacustre. A la saison des pluies le Lodge au milieu de parc et en bordure d’eau est fermé, car submergé par l’eau. Grosso modo de Mars à Mai. Ce camp fait désormais partie des établissements Labalaba (ce qui signifie Papillon en Swahili). La nuit les lions peuvent le traverser (c’est arrivé pendant notre séjour). Cette réserve n’a pas à rougir, vis à vis des autres. Nous l’avons trouvé, grâce à James, très très riche en faune. C’est une réserve idéale pour observer les hippopotames, les crocodiles du Nil et d’innombrables et magnifiques espèces d’oiseau. Vous pouvez faire des Safaris, en voiture, en bateau, à pied. Vous pouvez même déjeuner sur un petit bateau plat, parmi les crocos et les hippos ! Les couchers de soleil sont à couper le souffle ! Les bungalows sont hyper confortables et adaptés, très beaux, avec vue sur les plans d’eau, et il n’est pas rares qu’Impalas et babouins se baladent sous votre nez !
Evidemment, tout cela ne fonctionne bien que grâce à l’ensemble de la Team (hôtellerie, linge, bar, restauration, staff d’accueil, sécurité Massai) ! Très chaleureux, très accueillants, très compétents. Ils sont attentifs au moindre de vos besoins, tout en sachant être très discrets ! Les repas, du petit déjeuner au diner, en passant par le déjeuner (donc qui peut se faire au fil de l’eau) et boissons, sont succulents. Un lieu qui donnerait presque envie d’y habiter !!! Question faune, on aura pu admirer, outre les crocos, les hippos et les nombreux oiseaux, des girafes Massaï, des éléphants, des impalas, cobes à croissant (water-buck), des babouins jaunes (Ce ne sont pas les babouins olive des parcs du nord), des renards (Fox), des lycaons, des hyènes, des grands koudous, des buffles, et bien sûr à plusieurs reprises, des lions ! Il y a aussi le léopard, mais comme on le sait, toujours plus difficile à pister pour le découvrir. La végétation, avec les paysages, et les plan d’eau, donnent l’aspect (pour le coup, réel), de la « vraie » Afrique, telle que les rêveurs d’aventures européens et américains aiment à s’imaginer ! Mais ce n’est pas du décor de cinéma, c’est ici la vraie nature ! Un des aspects de l’Afrique naturelle authentique et sauvage.

Après 3 nuits, direction le petit aéroport de Jongoméro, non loin de la rivière du même nom, au cœur de la réserve de Ruaha (autre splendeur de l’Afrique dans ses diversités).
Nous n’arrivons pas tard, nous sommes accueilli par un nouveau guide anglophone, Apollo, direction le Lodge de Jongoméro. Il est à proximité de la piste d’aviation. Un safari est déjà prévu l’après-midi. Le lendemain une grande journée du matin au soir, le surlendemain deux safaris matin et après-midi, et même le jour du départ un safari matinal avant l’avion ! Il y a différentes formules ajustables, qui permettent d’alterner safaris et repos.
C’est un camp fantastique installé sur la rivière saisonnière Jongoméro, qui se jette dans la grande rivière Ruaha.
Les personnels de la team sont très chaleureux, accueillants, attentifs à vos besoins et compétents. Les repas sont fabuleux. De bons produits Tanzaniens, une excellente préparation culinaire. Les repas servi dans des écrins de nature, en bordure de la rivière. Tout est beau, le Lodge comme la pleine nature qui l’entoure.
Les bungalows, sont spacieux et bien équipé, avec une terrasse surélevée donnant sur la rivière et le bush. Vous pouvez y observer des animaux. Le service lingerie est impeccable (comme dans les Lodges précédents d’ailleurs). Nécessaire, car pour se rendre dans ces réserves, ce sont de petits avions, qui prennent des bagages à faible poids. La nuit tombée, pour entrer et sortir du bungalow, et se rendre au bar ou au restaurant, il faut être accompagné par un membre de la sécurité Massaï. Cela donne lieu à des échanges fort sympathiques. C’est nécessaire comme dans tous les Lodges situés à l’intérieur de réserves naturelles, car les animaux s’y promènent librement. Surtout la nuit. Des éléphants, des lions, des lycaons, à la recherche d’eau ou poursuivant une proie. Je me souviens en Janvier 2023, des restes d’un impala, dans une des allées menant aux Lodges, suite à une chasse nocturne par une meute de lycaons.
Les guides sont formidables. La réserve de la Ruaha, est aussi grande que la Suisse et faite de paysages très variés, qui représentent bien l’idée (à l’échelle d’un seul grand parc à parcourir) qu’on se fait de l’Afrique sauvage. Les lions y sont très nombreux. Dès le premier Safari, de l’après-midi de notre arrivée, nous avons rencontré un Simba de Jongoméro. Il semble que nous soyons arrivés en pleine « Game of Trones » … Nous avions eu des échos de rivalités en cours, par des voyageurs américains, rencontré à Siwandu et venant de Jongoméro. Là nous nous sommes retrouvés dans la suite de l’histoire. Un jeune lion mâle en colère après nous, c’est un moment rare d’adrénaline qui valait vraiment cette rencontre. Il ne nous a pas pris pour une proie, mais pour une gêne concurrente vis-à-vis d’une lionne, dans une relation illégitime avec un jeune mâle. Nous étions là, elle en a eu assez de notre présence, elle s’est donc déplace vers le lit asséché et sableux de la rivière. Mais cela n’a pas plus au jeune lion qui s’attendait à un nouvel ébat ! Il nous a rendu responsable de ce changement de comportement, qui l’exposait un peu plus à la colère prévisible du dominant. Il a donc ciblé sa colère sur nous et a voulu faire impression avec un rugissement d’attaque, en nous fonçant dessus. Impression réussie !!!! Juste après ça, il s’est retourné et à uriné pour marquer son territoire ! Avec le vent, nous avons même reçu quelques petites gouttelettes !!! C’était grandiose ! Mais personnes cardiaques s’abstenir !!

Voilà, après 3 nuits et au terme d’un  ultime safari, nous avons dit au revoir à Apollo. Direction les bungalows de Pole Pole au cœur de la réserve Marine de Mafia Island dans l’Océan Indien, avec correspondance aérienne à Dar Es Salaam….
Mafia Island, c’est la douceur Swahilie de la brise de l’Océan Indien. L’île idéale, pour se reposer et plonger.
Il n’y a pas de taxe de séjour comme sur les Îles de Zanzibar (Taxe récemment créée).
Pole Pole, signifie lentement, lentement, en Swahili. Cela n’exprime pas la lenteur en tant que telle, mais le fait de prendre tranquillement son temps pour sentir le fait de vivre à son rythme ! C’est tout à fait en phase avec l’esprit de l’hôtel. Les bungalows sont spacieux et très bien équipés. Tournés vers la mer où vers les splendides jardins, très bien entretenus et peuplés de multiples cocotiers. Quel que soit la direction de votre regard, c’est beau. Les lits sont douillets et confortables, entourés d’une moustiquaire. La cuisine est délicieuse, un bon choix pour chaque repas, c’est un peu l’Italie et le Swahili indian océan harmonieusement articulés. Une bonne cuisine avec de bons produits locaux !
Pole Pole, c’est un peu une vue du Paradis !!  De nombreuses activités – plongée bouteille tous niveaux, en fonction des horaires de marées, de jours (2 consécutives), et de nuit (fabuleux) et snorkeling – y sont proposées ! A ne pas manquer, les fonds et la barrière de corail, la faune marine est très diversifiée, très riche. Hélas, il y a eu un cyclone ravageur en Avril 2024. Inhabituel en ces latitudes de l’océan Indien. Ainsi, l’abondante population d’hippocampes que l’on pouvait observer à proximité des côtes et du club, lors de certaines plongées de nuit, a complètement disparu. Personne n’en a revu depuis. Même s’il faut espérer que certains s’entre eux, qui auraient survécus, recolonisent la zone…. En Novembre, et même en octobre à partir des plages de l’autre côté de l’ile, certains ont pu observer des requins-baleines (Whale Sharks), lors de safaris-snorkelings. Les requins-baleines, qui sont les plus grands et les plus inoffensifs poissons du monde, et parmi les plus beaux, sont en effet de passage dans le secteur entre octobre et février. Décembre et janvier, sont sans doute les meilleurs moments pour les observer.
L’hôtel Pole Pole, propose aussi d’autres activités : coucher de soleil apéritif, à tomber, accompagné de la douce brise Swahilie qui n’a pas son pareil ; Lagon bleu et cité moyenâgeuse, persane puis Arabo-musulmane formant des ruines envoûtantes ; Un village sur une île aussi.. (à faire une prochaine fois pour nous) … les massages à Pole Pole sont excellents. Bref, la douceur de vivre dans un écrin de nature maritime de l’océan Indien à explorer ! L’accueil de la team de l’hôtel est excellent, je le redis. On pourrait s’y poser, indéfiniment, tant le temps s’arrête. Mais il nous faut rentrer. Des souvenirs ineffaçables, doublés d’un vrai désir d’y revenir !!!

A Sante Sana et Kwaheri !
Yves-Michel et Virginie.