Dans cet immense continent africain, hélas peu de pays ont su préserver leur héritage naturel et un nombre considérable d’espèces animales et végétales ont été décimées.
C’est grâce à la création de réserves et de parcs nationaux, il y a longtemps déjà, que le
Kenya et la
Tanzanie ont réussi à conserver de grandes zones naturelles où abondent la faune et la flore.
Plusieurs de ces parcs et réserves sont classés au patrimoine de l’humanité.
Ces zones immenses ne sont heureusement pas clôturées et permettent ainsi les transhumances des
mammifères herbivores qui empruntent les mêmes couloirs de migration depuis des millénaires. Ces réserves ont été souvent créées sur des territoires pastoraux, des terres non cultivées et communautaires, où Les éleveurs de bétail, Masaïs et Samburus notamment, vivent et se déplacent en fonction des herbages. Ces pasteurs ont toujours cohabité avec la faune sauvage.
Le tourisme, grâce aux importantes redevances perçues par les parcs et réserves, finance les coûts importants que représente la logistique de surveillance et d’administration des ces zones par les Rangers.
Tout est fait pour que l’impact du tourisme sur ces fragiles écosystèmes soit limité et le nombre annuel de touristes reste modeste en comparaison d’autres destinations dans le Monde.
La beauté de ce milieu est à ce point saisissante que les visiteurs dans leur ensemble respectent les réglementations et évitent de souiller ces espaces.
Cette manne touristique induit des milliers d’emplois directs et indirects mais permet aussi d’améliorer la situation des populations autochtones limitrophes : amélioration des communications, constructions d’écoles et de dispensaires, financement de microprojets, parrainage de la scolarité d’enfants défavorisés, forage de puits et d’abreuvoirs etc.etc.
Les tribus souhaitent continuer à vivre dans leur environnement et dans leurs traditions. Elles ont compris qu’en respectant la faune et en ne braconnant pas, elles seraient les meilleurs gardiens de leur propre avenir.