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Le désert du Namib

Le désert du Namib, avec sa palette de couleurs ocre qui le rende unique, est un désert côtier chaud. Il est considéré comme le plus vieux désert du monde, car soumis à des conditions arides ou semi-arides depuis au moins 55 millions d’années. Le désert s’étend sur plus de 1 900 km, le long d’une bande côtière Nord-Sud large de 80 à 160 km, au bord de l’océan Atlantique.

 

Il couvre la totalité de la côte namibienne, entre le Nord de la province du Cap en Afrique du Sud et le Sud de l’Angola. Il traverse du Nord au Sud de la Namibie, la Skeleton Coast, le Namib Naukluft NP et le Sperrgebiet (zone des mines de diamant interdite au public).

 

L’océan Atlantique qui borde le désert sur toute sa longueur, est refroidi (entre 12 et 15°C) par le courant de Benguela, qui remonte des eaux profondes du grand large.

Ce phénomène provoque la formation de brouillards qui couvrent l’intérieur du désert sur plusieurs dizaines de kilomètres. Cet apport d’humidité a permis l’évolution d’une grande diversité biologique animale et végétale.

Au cours des siècles, la faune et la flore ont suivi une adaptation spécifique engendrant les plus étonnantes formes de survie, face à l’hostilité du désert.

 

De nombreux reptiles (lézards, geckos) et petits rongeurs (gerbilles, taupes), dont certains endémiques vivent dans ce désert. Les grands mammifères sont rares, les seules espèces adaptées à cet environnement très rude étant l’Oryx gazelle ou gemsbok et dans une moindre mesure les springboks, les autruches et les zèbres. Il existe une petite communauté d’environ 50 familles de chevaux sauvages qui vivent dans un secteur de 40 000 hectares du désert et qui survivent depuis une centaine d’années grâce à un puits d’eau installé pour ravitailler les trains durant l’époque de la colonie.

 

Parmi les prédateurs, on peut trouver des hyènes tachetées, des hyènes brunes, des renards et avec un peu de chance des lions. La faune aviaire est assez limitée et se concentre dans la bande côtière.

L’espèce végétale la plus remarquable étant la Welwitschia mirabilis qui est endémique au désert du Namib et au Kaokoland voisin. Cette plante rare ne possède que deux très longues feuilles et peut vivre jusqu’à 2000 ans !

D’une manière générale, la végétation est extrêmement rare dans le milieu dunaire du Namib méridional. Elle est plus étendue dans les zones moins arides au Nord et à l’Est, avec différentes variétés de buissons nains et d’arbres, type acacias.

La diversité n’est pas seulement biologique, mais également paysagère : montagnes de granit, plaines de gypse et de quartz, dunes de sable, estuaires et canyons sont quelques uns des nombreux paysages du Namib.

 

Dans la partie au sud du fleuve Kuiseb se trouve une immense zone de dunes mobiles qui s’étend sur 300 km vers le sud. Certaines de ces dunes – telles celles de Sossusvlei – atteignent plus de 300 m de haut et figurent parmi les plus hautes dunes du monde. Leur couleur rouge est due à l’oxyde de fer. Au Nord du Kuiseb, les dunes font place à une plaine de gravier parsemée de rochers.

La partie sud du Namib est entièrement réservée à l’exploitation du diamant, l’accès à la zone interdite (Sperrgebiet) étant strictement réglementé.

Le Welwitschia mirabilis, plante fossile

Curiosité botanique, le welwitschia, qui ne pousse pourtant que dans le désert du Namib, ne possède pas les caractéristiques traditionnelles des plantes désertiques (petites feuilles grasses pour éviter la déshydratation, épines…). Il est doté d’une seule paire de feuilles coriaces, à croissance unique, dont l’extrémité repose sur le sol, s’enroule et se dessèche, tandis que le corps de la plante reste rigide. Sa racine pivotante pouvant atteindre 3 mètres de longueur est en fait un réseau de racines latérales très étendu sous la surface du sol, qui parvient à absorber l’humidité déposée au sol par le brouillard.

 

D’autres racines très fines permettent d’atteindre la nappe phréatique. Le plus grand d’entre eux étale sur le sol des feuilles de 2 mètres de largeur et de plus de 6 mètres de longueur.

On recense environ 6000 spécimens de ces plantes dans le Namib, dont les plus vieux ont 2000 ans !

La distinction entre le Welwitschia mâle et femelle se manifeste dans la forme des « fleurs », les femelles ayant des fleurs en forme de cônes.

Sesriem – Dunes de Sossusvlei

La rivière Tsauchab, née dans les montagnes du Naukluft, a creusé son lit au travers du sable du désert du Namib. Au milieu du XIXème siècle, elle rejoignait encore l’océan Atlantique. Mais elle s’est asséchée, et les dunes de Sossusvlei lui ont fait un barrage insurmontable. Dès l’entrée du parc, cette large vallée s’enfonce dans le désert et se fraie un passage au sein d’un enchevêtrement de dunes de sable rouge, rose ou ocre selon l’heure du jour, au pied desquelles des Acacia erioloba centenaires se dressent fièrement.

 

Sur les vastes plaines paissent oryx, springboks et autruches. Plus on avance vers l’ouest, plus le sable devient profond et les dunes se resserrent. A 4 km du site de Sossusvlei, seuls les 4×4 peuvent poursuivre sur la piste. Le site lui-même est un lac asséché, au centre d’un véritable cirque de dunes.

Les années de fortes pluies (assez rares dans cette région), Sossusvlei se remplit d’eau formant un lac visité par de nombreux oiseaux au milieu d’une mer de sable (un évènement pour les namibiens eux-mêmes) !

 

Le Dead Vlei, une cuvette au sol durci par une croûte blanchâtre salée, se distingue du Sossusvlei par son isolement du lit de la rivière. Comme son nom l’indique le Dead Vlei ne reçoit plus l’eau de la rivière. Des squelettes d’arbres figés dans la cuvette blanche confèrent une impression de désolation absolument grandiose. Ce paysage, quasi mystique, est prisé des photographes du monde entier. La vallée de Sessriem est à visiter de préférence très tôt le matin, pour un lever de soleil dans les dunes ou quelques heures avant le coucher du soleil car, le reste de la journée, le soleil peut être très chaud.

 

Les dunes réputées pour être les plus hautes du monde (près de 350 mètres) bordent Sossusvlei et forment un océan de sable sur plus de 100 km. Big Mama au Nord et Big Daddy au Sud, sont les noms donnés aux plus hautes dunes dominant le paysage où tout n’est que pur orange et rouge des dunes, bleu du ciel et blanc de la croûte saline tachetée ici et là par les points verts des buissons du désert. La couleur rouge est due à l’oxydation du sable, originaire du Kalahari et charrié jusqu’à l’océan Atlantique par la rivière Orange au Sud de la Namibie, puis remonté par le courant de Benguela sur la côte Namibienne.

 

Les forts vents en provenance de l’Ouest auraient chassé ce sable vers l’intérieur, formant ainsi une ceinture de dunes.

Il est possible de gravir les dunes à pied, de préférence le matin, au lever du soleil, pour éviter la forte chaleur durant la journée.

La fameuse « dune 45 » est probablement la plus gravie du parc, compte-tenu de sa relative proximité de l’entrée et de son accessibilité. On dit souvent que c’est la dune la plus photographiée au monde !

Les ORYX, antilopes du désert

L’Oryx est une antilope qui fait preuve d’une tolérance extraordinaire aux fortes températures. Il oriente son corps de manière à exposer la plus petite surface possible au soleil, et lorsque le vent souffle il gagne la crête des dunes pour en bénéficier au maximum. Lorsqu’il ne manque pas d’eau, il a recours à l’évaporation, en suant et en haletant comme la plupart des mammifères. Lorsqu’ilest déshydraté, il parvient à survivre grâce à la thermorégulation qu’il obtient par le système de ventilation abaissant la seule température de son système sanguin et de son cerveau. La température de son corps peut alors monter jusqu’à 45°C. Lorsque l’oryx halète, une évaporation intense refroidit ses muqueuses nasales qui sont drainées par de nombreuses veinules. Ainsi rafraîchi, le sang de ces veinules passe par un extraordinaire réseau situé non loin de la base du cerveau. Et lorsque le sang chaud de ses artères carotides passe dans ce réseau, il se rafraîchit à son tour, avant d’entrer dans la cavité cérébrale.