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Le Damaraland

Le Damaraland (pays des Damaras), situé dans le quart nord-ouest du pays, surprend par sa beauté sauvage et authentique. Cette région est composée de plaines arides semi-désertiques et rocailleuses alternant avec des plaines recouvertes de savanes dominées par des montagnes dont certaines sont les restes d’anciens volcans (comme le Spitzkoppe). Le point culminant est le Königstein (2 573 mètres dans le massif du Brandberg).

 

Les attraits de cette région sont nombreux, alliant une géologie exceptionnelle (impressionnants plateaux granitiques, lits de rivière sablonneux, rocs rouges de basalte incrustés d’amphibole, etc..), une faune sauvage très présente (girafes, sprinboks, oryx, zèbres des montagnes, koudous, éléphants du désert, rhinocéros noirs, outardes de Rüppell, lions et autres prédateurs) et une végétation étonnante (euphorbes damara, arbres bouteilles ou pachypodium lealii, acacias de Brandberg, etc..). On trouve aussi des restes de forêts pétrifiées, signes que la végétation et le climat étaient totalement différents il y a des millions d’années. La région est également riche en peintures rupestres. Ses principaux points d’intérêts sont : le Brandberg, la forêt pétrifiée du Damaraland, Twyfelfontein, le Vingerclip Rock Formation ou le Spitzkoppe.

 

Cette région n’est pas la fin du monde et pourtant, quand le ciel s’obscurcit, la terre ocre et les rocs sombres, dégagent une atmosphère de gravité et d’isolement.

Du Sud au Nord, les paysages sont variés et absolument magnifiques. Au Sud, l’influence du désert est marquée autour du massif du Brandberg et du Spitzkoppe.

Au centre, les montagnes rouges prennent une couverture verte au printemps donnant le plus beau des tableaux.

D’Est en Ouest, les lits des rivières parsèment les paysages où évoluent les fameux éléphants du désert.

Le massif du Brandberg

Cette montagne, située au centre Ouest du pays, d’origine volcanique (estimée à plus de 140 millions d’années) est la plus haute de Namibie (point culminant à 2 573 mètres).

Brandberg signifie « montagne brûlée », en raison des couleurs de feu que prennent ses versants à l’heure du coucher du soleil. Le massif du Brandberg se prête parfaitement aux randonnées pédestres, qui permettront au voyageur de découvrir des galeries de peintures rupestres impressionnantes (il y a plusieurs centaines de peintures dispersées sur l’ensemble du site, dont la plus connue est la White Lady), d’observer la géologie originale de la montagne, et enfin de jouir d’une vue incomparable sur les étendues désertiques et les chaînes montagneuses voisines.

Desert elephants

Les « éléphants du désert » ne forment pas une espèce à part, ce sont bien les éléphants de savane. Il s’agit donc d’un abus de langage de parler d’éléphants du désert, il faudrait dire éléphants adaptés au désert. En effet, dans la région de Kunene, les pachydermes présentent des adaptations à la vie en condition aride. Il en va de même pour toute la flore et la faune de la région, y compris pour les non moins célèbres rhinocéros noirs du Damaraland.

Le Kaokoland (fleuve Kunene)

Situé à l’extrême Nord-Ouest de la Namibie, s’étendant sur environ 50 000 km2,le Kaokoland , terre inhospitalière aux paysages grandioses, est le refuge des Himbas, le fameux « peuple rouge ».

 

Dans le désert tourmenté du Kaokoland, et plus précisément dans la région appelée le Kaokoveld (montagnes zébrées creusées de gorges stériles, royaume de la rocaille et du bush desséché) les pasteurs Himbas, apparentés aux Hereros, ont bien du mal à préserver leur mode de vie ancestral.

 

Ils ne sont plus que quelques milliers à perpétuer une morale rude et frugale fondée sur la présence éternelle des morts, incarnés dans leurs troupeaux, mais aussi une passion pour la beauté corporelle.

Un voyage dans cette région est une véritable aventure culturelle, naturaliste, géographique et géologique.

 

Les vallées de Hartmann et de Marienfluss, au Nord-Ouest, offrent une expérience incroyable, hors du temps et de l’espace (c’est la région la plus reculée de Namibie). Les paysages y sont d’une beauté absolue.

 

La région abrite également les fameux éléphants du désert et les derniers rhinocéros noirs sauvages d’Afrique ainsi que quelques rares lions, léopards et hyènes tachetées. De nombreux ongulés ont été répertoriés sur ce territoire, comme le sprinbok, l’oryx, le koudou et le dik-dik damara, une des plus petites antilopes d’Afrique.

 

A noter aussi les quelques oiseaux endémiques au Kaokoland : le lanier à queue blanche, le traquet herero, le perroquet de Rüppell, le calao de Monteiro, le cratérope à joues nues et, parmi les plus rares d’Afrique australe, le waxbill cinderella.

Le point culminant se situe dans les montagnes Baynes, à 2039 mètres d’altitude.

Le relief montagneux passe de collines de dolomites au Sud, à des chaines de montagnes plus imposantes au Nord de la région, notamment les montagnes Baynes et Otjihipa où survivent quelques Tjimbas, selon leur mode de vie ancestral de chasse et de cueillette.

 

La végétation est également des plus contrastée : vastes plaines herbeuses (Marienfluss, Hartmann Valley), savane parsemée de mopanes et de Terminilalia prunoides, zones de roches plus arides où l’on trouve beaucoup de commiphores, végétation presque tropicale près d’Epupa Falls, avec de nombreux arbres Combretum imberbes.

La rivière KUNENE est l’une des rares rivières de Namibie à couler toute l’année. Au Nord des montagnes du Kaokoland, elle s’élargit soudainement et bouillonne, avant de se jeter du haut des chutes en cascades d’Epupa Falls où l’on peut se baigner et se rafraichir.

 

Camper au bord des chutes est un must selon certains guides qui n’hésitent pas à comparer leur beauté à celle des chutes Victoria.

Les Himbas

Le peuple Himba est le fameux « peuple rouge » des terres montagneuses du Kaokoland. Cette dénomination vient de l’huile ocre dont les Himbas enduisent leurs corps et leurs cheveux. Cette ethnie issue des rangs des Hereros est composée de pasteurs nomades attachés à leurs traditions ancestrales. Ces hereros, venus s’installer dans le Kaokoland vers la fin du XVIème siècle, devinrent Himbas (mendiants) au milieu du XIXème siècle, lorsque chassés par les Namas à Sesfontein, ils ne purent continuer leur mouvement migratoire vers les terres plus fertiles du centre et durent se contenter de ces terres hostiles. A pied, à cheval ou à dos d’ânes, les Himbas suivaient le rythme des saisons, sans se préoccuper du monde extérieur.

 

Ce peuple perpétue aussi une passion pour la beauté corporelle. Leur visage aux traits fins, leur torse et leurs membres nus, brillent sous la graisse rougie par la poudre d’hématite. Les chevilles et les poignets de femmes sont encerclés de bijoux cuivrés, leur poitrine décorée de coquillages, et leurs cheveux tressés et enduits. Les hommes portent des colliers de cuir, de métal et de corne.

 

Il serait pourtant inexact de parler du mode de vie des Himbas comme d’un mode de vie dépassé ou arriéré. Ce peuple a tout simplement choisi une autre ligne de progression que les Occidentaux et quand on considère l’état de dégradation de l’environnement dans certains pays dits développés on peut s’interroger sur l’avancement de telle civilisation par rapport à telle autre. Une chose est certaine, avec leur mode de vie respectueux de la vie sauvage, les Himbas ont un mode de vie durable contrairement au mode de vie actuel moyen en Europe.

Herero Lady

Ces grandes femmes aux coiffes et robes coloniales très élégantes et particulières, sont un des symboles de la Namibie. Elles portent fièrement leur épais et magnifique ensemble, même les jours de forte chaleur !

 

Le peuple Herero se trouve un peu partout en Namibie, mais leurs terres historiques sont au centre autour d’Otjiwarongo et d’Okanhandja. A la fin du mois d’Août, une fête Herero a lieu dans cette dernière.